Vous êtes ici : Evénements > Projection du film "Sage femme"

Projection du film "Sage femme"




mercredi 29 mars 20:15 (Cinéma le Parc)


Une exaltation du métier de sage-femme doublée de la rencontre au sommet entre une Catherine Frot austère mais pleine de bonté et une Catherine Deneuve fantasque et inconséquente. La nouvelle réussite de Martin Provost (Séraphine, Violette), qu’il a filmée en partie dans des hôpitaux liégeois…

 

Dès le premier plan, la salle d’accouchement apparaît dans sa magie clinique. Nous ne sommes pas tant avec la mère qu’avec la sage-femme, dans la précision de ses gestes, dans ses exhortations. La vie survient ; l’enfant naît. Claire, la sage-femme (Catherine Frot), n’a quasiment pas le temps de se poser qu’un autre accouchement, plus délicat, survient. D’autres gestes précis. Et toujours l’inouï de la naissance. Avant de terminer sa garde, elle a le temps d’échanger un peu avec ses collègues. L’heure est grave : malgré le combat mené par les travailleurs, la clinique va bientôt fermer ses portes. Entre ceux qui veulent se battre jusqu’au bout et ceux qui vont finir par accepter une relocalisation, Claire semble étrangement froide. Ce n’est pas qu’elle s’en désintéresse : elle tenait vraiment à cette clinique et n’envisage pas de travailler ailleurs. Mais son tempérament est comme ça : distant, professionnel et dévoué. Pour du chaleureux ou du convivial, on repassera. Pourtant, derrière sa droiture qui peut toucher à l’intransigeance, quelque chose fait mouche qui nous touche immanquablement. Une faille intime, sans doute. Sa vie privée semble à l’avenant : elle ne cherche à se lier avec personne, cultive sa parcelle de terrain, voit régulièrement son fils, qui ne semble pas avoir hérité du caractère austère de sa mère. Et puis un beau jour, un message presque sibyllin sur son répondeur la laisse pantoise : c’est une certaine Béatrice, qui d’un ton enjoué voudrait reprendre contact. Lorsqu’elle la rencontre, la « grande dame » la reçoit dans un appartement de maître, en robe de chambre. Tout de suite, le contraste entre les deux femmes est saisissant : Béa, l’ancienne belle-mère de Claire, perdue de vue depuis 40 ans est fantasque, débridée, excessive et enthousiaste. Agaçante et irrésistible.

 

Cliquez ici pour découvrir la fiche du film

 

La projection sera suivie d’une rencontre avec Martin Provost, réalisateur.

 

Prix d’entrée habituels, places en prévente à partir du mercredi 1er mars
Aucune réservation ni par e-mail ni par téléphone ! Entrée dans la limite des places disponibles


Revue de presse


Le Caméo à Namur

Newsletter