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affiche du dossier Même la pluie - También la lluvia

Thématiques abordées

Géographie
Histoire
Société

Aspects du film analysés

Sens du film
Réactions, émotions, point de vue des spectateurs
Vérité et fiction

Mots-clés

colonie colonies colonisation
eau
Amérique du Sud
libéral libérale libéralisme
capitalisme
exploitation
indiens


Même la pluie - También la lluvia

d'Icíar Bollaín

  • Indication
    France / Mexique / Espagne, 2010, 1h43
  • Genre
    Drame/Comédie, Film à dimension sociale
  • Public scolaire
  • Langue
    version originale espagnole
  • Format PDF
    32 pages, 210 x 297, 5,6€
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Sebastian, un jeune réalisateur passionné, débarque avec son producteur dans le décor somptueux des montagnes boliviennes pour entamer le tournage d'un film historique sur l’arrivée de Christophe Colomb aux Antilles et l’asservissement des Indiens. Les budgets sont serrés et Costa, le producteur, est ravi de pouvoir employer des comédiens et des figurants locaux à moindre coût. Or Daniel, l’acteur recruté pour incarner l’un des rôles principaux du film, est aussi le leader d’une révolte contre le pouvoir en place, qui souhaite privatiser l'accès à l'eau courante. Impuissants face à cette vague populaire, Costa et Sebastian sont bien obligés d’adapter le calendrier du tournage aux aléas de la rue. Tandis que le producteur se montre vivement contrarié par tous ces contretemps, Sebastian, incarné par Gael Garcia Bernal (qui interprétait déjà le personnage du Che dans le film Carnets de voyage de Walter Salles) prend petit à petit conscience des enjeux de la lutte menée pour la survie de tout un peuple.
Même la pluie porte indéniablement la marque militante de son scénariste, Paul Laverty, connu pour avoir travaillé à de nombreuses reprises avec le célèbre réalisateur britannique Ken Loach. Le dispositif, qui permet de mettre en parallèle grâce au tournage d’un film, les 16e et 21e siècles, souligne habilement l’exploitation similaire dont sont victimes les Amérindiens au fil du temps. Ainsi les multinationales occidentales remplacent aujourd’hui les colons d’hier pour maintenir les populations autochtones dans un rapport de soumission et de dépendance, qui se traduit encore à un troisième niveau : la supériorité de l’équipe de production/réalisation — d’origine occidentale, c’est elle qui prend les décisions, recrute et rétribue les comédiens — sur les acteurs, recrutés sur place, sous-payés et souvent traités avec beaucoup de condescendance.
Les animations présentées dans ce dossier consacré à Même la pluie sont conçues pour les élèves de l’enseignement secondaire dès l’âge de quatorze ans environ mais aussi pour un public d’adultes dans le cadre de l’éducation permanente. Elles se donnent pour objectifs principaux d’amener les participants à réfléchir sur la construction du scénario (basé sur un procédé de «mise en abyme»), à évaluer également le travail de reconstitution historique du film (en se référant notamment à d’autres documents textuels et iconographiques) et enfin à identifier les moyens mis en place par la réalisatrice et son scénariste pour construire un point de vue sur les réalités qu’ils évoquent dans leur film.


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