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Thierry, la cinquantaine, est au chômage depuis 15 mois. Nous le suivons dans ses rendez-vous au Pôle Emploi, où un conseiller essaie de l’orienter, à la banque où on s’inquiète de la baisse de ses revenus, dans une formation destinée aux chômeurs où il apprend à « se vendre », mais aussi dans sa vie de famille, avec sa femme et son fils. Il trouve finalement un emploi de vigile dans un supermarché, un travail assez ingrat, qui consiste à repérer et arrêter les voleurs, mais aussi à surveiller ses collègues, notamment les caissières.
Le film brosse un tableau multiple du monde du travail, par une suite de séquences de la vie ordinaire. Stéphane Brizé pose un regard extrêmement attentif et respectueux sur les hommes et les femmes qui font aujourd’hui les frais de « la loi du marché ». En effet, le film fait entendre une parole à l’opposé du discours dominant : là où les médias donnent la priorité aux informations économiques, où la politique se soumet aux puissances de l’argent, où les populations sont fatalistes par rapport aux inégalités et aux injustices, La Loi du marché montre les conséquences du libéralisme économique sur les hommes et les femmes les plus fragiles.
Dans le cadre scolaire ou celui de l’éducation permanente, La Loi du marché permet de porter un regard original sur le monde du travail. Le film invite ainsi à développer l’esprit critique mais aussi à découvrir un cinéma minoritaire.
Ce dossier s’adresse aux enseignants du secondaire ou aux animateurs dans le cadre de l’éducation permanente : il propose de revenir sur le film pour en dégager le propos de manière nuancée et s’intéresser à sa mise en scène.