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affiche du film Heureux comme Lazzaro

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Heureux comme Lazzaro

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  • Titre original
    Lazzaro felice
  • Réalisé par
    Alice Rohrwacher
  • Interprété par
    Adriano Tardiolo, Alba Rohrwacher, Sergi López
  • Distributeur
    ABC Distribution
  • Langue
    italien
  • Pays d'origine
    Italie/France/Suisse/Allemagne
  • Année
    2018
  • Durée
    2h06
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2018-11-07

Après Les merveilles, Alice Rohrwacher met en scène cette fable contemporaine sur l’Italie rurale. Un pied dans le réalisme, un autre dans la mythologie, avec ce troisième film, cette jeune réalisatrice fixe sa patte toute singulière dans le cinéma italien. Prix du scénario au dernier festival de Cannes

Il y a quelque chose de délicieusement désuet dans le cinéma d’Alice Rohrwacher. Un imaginaire sorti tout droit d’un autre temps, peut-être celui de ses prédécesseurs cinéastes, Pasolini en tête, dont on retrouve certains motifs : la nostalgie d’un monde rural, d’un idéal champêtre qu’aucune forme de modernité ne serait venue dénaturer et que l’image granuleuse du format 16 mm rend ici d’autant plus lointain et poétique.

La première partie du film se déroule à l’Inviolata, un hameau resté à l’écart du monde sur lequel règne la marquise Alfonsina de Luna. Propriétaire de champs de tabac, celle-ci exploite une famille de paysans qui y travaille pour presque rien. Parmi eux, Lazzaro, jeune homme au visage angélique, un peu simplet, qui dit oui à tout ce qu’on lui demande sans jamais rechigner. Bientôt, celui-ci fait la connaissance du fils de la marquise, jeune ado en crise qui l’entraîne dans une supercherie au moment où sa famille est priée de quitter les terres qu’elle cultivait depuis tant d’années…

Impossible de situer clairement l’époque où se déroule l’histoire. Le mode de vie des habitants, les haillons dont ils sont vêtus, et même leur physique rugueux marqué par des générations de dur labeur laissent l’impression d’un passé lointain. Mais soudain, l’arrivée d’un walkman, d’une mobylette ou d’une teinture blonde peroxydée viennent nous raconter tout autre chose. Il s’agit en fait de la fin des années 1980, juste avant l’abolition des accords de métayages.

Sans révéler le clou de l’histoire, nous pouvons dévoiler que Lazzaro, le héros de ce conte moderne, avec sa beauté diaphane, ses boucles brunes encadrant son visage telle une auréole de sagesse et sa béatitude immuable, sera amené à traverser les époques, quitter la simplicité d’une vie à la campagne pour découvrir la complexité de la ville, sa cruauté aussi, où les siens vivent désormais comme des miséreux.

Bien qu’elle ait reçu la Palme du scénario, Alice Rohrwacher n’en fait pas moins naître de la beauté dans chaque plan. De la campagne comme havre de paix à la ville qui détruit les âmes, elle nous livre un film d’une finesse presque mystique.

Alicia Del Puppo, les Grignoux

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