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Si Beale Street pouvait parler

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  • Titre original
    If Beale Street Could Talk
  • Réalisé par
    Barry Jenkins
  • Interprété par
    Stephan James, KiKi Layne, Regina King
  • Distributeur
    eOne
  • Langue
    anglais
  • Pays d'origine
    États-Unis
  • Année
    2018
  • Durée
    1 h 57
  • Version
    Version originale sous-titrée en français
  • Date de sortie
    2019-02-13

Depuis l’éblouissant Moonlight, nous attendions le retour de Barry Jenkins. Il revient avec une histoire d’amour majestueuse confrontée aux turbulences racistes de la société américaine, adaptée d’un roman de James Baldwin. De la grâce, de la mélancolie, de l’injustice et un torrent d’émotions : l’année cinéma commence bien

En un seul film, Jenkins a imposé un style, entre lyrisme et pudeur, langueur et impressionnisme. Dans Beale Street, il baigne ses acteurs dans une variété de couleurs, d’atmosphères, laisse le temps aux visages de refléter leurs mondes intérieurs et aux yeux de véhiculer douceur ou passion, résignation, joie ou combativité. Nous, spectateurs, sommes gagnés physiquement par la beauté, mais aussi par la douce mélancolie que les acteurs semblent nous adresser directement, regards parfois plongés dans les nôtres, audace réussie d’une mise en scène formellement sublime, au diapason du reste.

Tish et Fonny se connaissent depuis toujours, ont grandi ensemble, et au moment de l’âge adulte, se découvrent passionnément amoureux. Elle a 19 ans, lui 22 ou 23. L’amour est là, inaliénable, imputrescible, petite boule de certitude qui les maintient tous deux droits. Un amour romantique en diable, beau à en pleurer, majestueux, au-dessus des contingences parfois terribles. Tish est tombée enceinte sans être mariée. Et qui plus est, Fonny est pour le moment derrière les barreaux. Mais leur première rencontre au parloir irradie ce lieu d’ordinaire si pitoyable, l’abolit presque pour un moment suspendu. Tish et Fonny se voient, se sourient et chacun retrouve de la force, de la grandeur.

Plus tard, chez elle, à ses parents et sa sœur, Tish confie son état, anxieuse de leur jugement. Une fois la surprise passée, elle peut compter sur leur soutien et leur bienveillance. Il est moins facile par contre d’amadouer la « belle-famille », avec la mère abrutie de bondieuseries et les belles-sœurs persifleuses. Le film est irrigué de flashbacks qui se vivent comme au présent. On y comprend le passé des deux amoureux, le contexte dans lequel ils évoluent. Surtout, on saisit pas à pas comment et pourquoi Fonny s’est retrouvé derrière les barreaux, et l’injustice nous saute à la gorge, sans emphase cependant, sans tambours ni gros sabots. Une colère teintée de tristesse nous étreint face aux inégalités d’un monde où deux jeunes gens, qui ne voudraient que vivre pleinement un amour dont ils sont emplis, se voient asséner de la haine ou du mépris, pour une faute irrémédiable entre toutes : être noirs.

CATHERINE LEMAIRE, LES GRIGNOUX

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