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affiche du dossier La Croyance aux médias

Thématiques abordées

Société
Psychologie
Politique
Sciences, techniques, environnement
Histoire

Aspects du film analysés

Réactions, émotions, point de vue des spectateurs
Vérité et fiction

Mots-clés

média médias
vérité
critique
cinéma
fiction
manipulation



La Croyance aux médias

par Michel Condé

  • Indication
    2018
  • Genre
    ,
  • Public scolaire
  • Format
    72 pages, 210 x 297, gratuit
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L'étude en éducation permanente proposée ici s’inscrit dans les réflexions actuelles sur les médias et la place qu’ils occupent aujourd’hui dans le monde. Les médias sont-ils fiables ? Certains le sont-ils plus que d’autres ? Servent-ils au contraire des intérêts cachés ? Sont-ils au service de puissants ? Somme-nous trompés, manipulés, abusés par le médias ? Entre crédulité naïve et critique radicale, les postures sont multiples, et les critiques sinon les accusations souvent réciproques. Existe-t-il dès lors un critère pour faire le partage entre la vérité et l’erreur, sinon le mensonge ? Ou bien vivons définitivement dans un monde d’illusions ?
En se basant notamment sur les travaux de sociologie de la connaissance, cette étude entend montrer qu’il n’y a pas (malheureusement !) de critère simple pour distinguer le vrai du faux : ni « l’esprit critique », ni l’injonction à « penser pas soi-même », ni la « contre-information » ou « l’information alternative », ni la « vérification des sources », ni les mises en garde contre les paralogismes, ni la réfutabilité ou la falsification au sens de Karl Popper ne peuvent prétendre nous permettre d’atteindre par eux-mêmes la vérité (ou seulement nous prémunir de l’erreur), car celle-ci est toujours une construction et une médiation. C’est une construction parce que toute information nouvelle, qu’elle soit vraie ou qu’elle soit fausse, prend place dans un cadre cognitif déjà établi qui va nous permettre de juger de la vraisemblance de cette information. C’est une médiation parce que toute connaissance fait l’objet d’une transmission, que celle-ci soit le fait de témoins, d’observateurs, de journalistes, de scientifiques mais aussi d’instruments de toutes sortes (caméras, appareils de mesure, enregistreurs sonores ou autres, télescopes, microscopes ou encore enquêtes d’opinion, relevés statistiques, comptes rendus oraux ou écrits…).
Dès lors, faut-il cesser de croire à toute « vérité objective » et verser dans un scepticisme radical ? La réponse réside sans doute dans une meilleure compréhension de la dimension sociale de nos connaissances : la plus grande part de ces dernières nous sont en effet transmises par la société où nous vivons, par différentes instances— école, université, monde de la recherche scientifique, journaux, télévisions, presse… — où travaillent des milliers sinon des millions de personnes, et la question n’est donc pas de vérifier l’exactitude de toutes les informations qui nous sont ainsi transmises (ce qui est individuellement impossible) mais de déterminer la confiance plus ou moins grande que nous pouvons accorder à ces différentes instances. L’étude proposée ici entend donc mener une réflexion sur la croyance que nous pouvons ou non avoir dans les différents médias (au sens le plus large du terme). Cette croyance ne doit évidemment pas être naïve, et il faut procéder à une évaluation différenciée des grandes instances sociales de production de savoirs. On abordera ici successivement le monde des sciences pures, le champ des sciences humaines et les médias d’information et d’actualité. On terminera par une brève réflexion sur l’univers des fictions (cinématographiques, télévisuelles, littéraires…) qui participent également — même si c’est de façon indirecte — à notre représentation du monde environnant.


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